Résidus de tir

Les résidus de tir d'arme à feu sont des résidus d’amorce, les résidus de poudre, de fumée, de particules de graisse ou de lubrifiant ainsi que les résidus métalliques provenant du projectile, de la douille et/ou de l’arme. Les résidus de tir (qui peuvent être constitués de particules brûlées, partiellement brûlées et/ou de particules non brûlées) se forment au moment du départ du coup de feu et se déposent sur la main du tireur ou dans son environnement (A. Galluser, Traces d'armes à feu - Expertise des armes et des éléments de munitions dans l'investigation criminelle, Presse polytechnique et universitaire romandes, 2014).

Dans le cas de munitions avec métaux lourds, on cherchera alors à identifier des particules caractéristiques sphériques composées de plomb (Pb), baryum (Ba) et antimoine (Sb), par exemple sur les mains d'un suspect et/ou de la victime (après prélèvement à l'aide d’un « tamponnoir MEB ») afin de confirmer ou pas la présence de résidus de tir.  

Dans le cas de résidus provenant de munitions « non toxiques ou sans plomb », on cherchera à identifier des particules caractéristiques composées de gadolinium (Gd)- titane (Ti)-zinc (Zn) ou de gallium (Ga)-cuivre (Cu)-étain (Sn). D’autres particules compatibles avec des résidus de tir (mais non caractéristiques) peuvent aussi être recherchées.

En pratique, un logiciel de comptage automatique est utilisé pour réaliser un histogramme des tailles des particules identifiées sur le tamponnoir. Après interprétation des résultats et confrontation aux données de l’enquête, ils pourront être exploités pour vérifier la compatibilité d’un témoignage avec les faits (suicide par arme à feu vs homicide), estimer une distance de tir, identifier un orifice de projectile, etc.