Résidus de tir

Les résidus de tir d'arme à feu sont des particules microscopiques issues de la combustion de la poudre et de l'amorce contenues dans une munition, des fragments arrachés aux étuis et aux armes ou des particules issues d'un précédent tir situées dans le canon. 

Dans le cas de munitions avec métaux lourds, on cherchera alors à identifier des particules caractéristiques sphériques composées de plomb (Pb), baryum (Ba) et antimoine (Sb), par exemple sur les mains d'un suspect et/ou de la victime (après prélèvement à l'aide d’un « tamponnoir MEB ») afin de confirmer ou pas la présence de résidus de tir.  

Dans le cas de résidus provenant de munitions « non toxiques ou sans plomb », on cherchera à identifier des particules caractéristiques composées de gadolinium (Gd)- titane (Ti)-zinc (Zn) ou de gallium (Ga)-cuivre (Cu)-étain (Sn). D’autres particules compatibles avec des résidus de tir (mais non caractéristiques) peuvent aussi être recherchées.

En pratique, un logiciel de comptage automatique est utilisé pour réaliser un histogramme des tailles des particules identifiées sur le tamponnoir. Après interprétation des résultats et confrontation aux données de l’enquête, ils pourront être exploités pour vérifier la compatibilité d’un témoignage avec les faits (suicide par arme à feu vs homicide), estimer une distance de tir, identifier un orifice de projectile, etc.